Philmer est né à MARANSIN, petit village du Nord Libournais (Gironde).
Débute sa carrière artistique comme photographe en 1965.
1969 commence à peindre partiellement.
1973 sera l'année de ses premiers travaux sérieux.
Autodidacte, il cherche constamment à se perfectionner, à trouver une écriture personnelle (s'essaye à plusieurs styles). Fortement influencé par l'école de BARBIZON, et plus encore par les IMPRESSIONNISTES, il crée dans cet esprit de nombreuses toiles aux frissonnements les plus délicats les plus champêtres.
1982 : il se détache du néo-impressionisme pour peindre des oeuvres aux frontières du surréalisme spirituel, chargées d'un mysticisme profond à caractère prophétique.
En effet, tous les titres de cette période se transportent au-delà de l'an 2000. Cette époque sera dénommée (FLAMBOYANTE) en raison des couleurs employées, essentiellement : rouge, jaune, ocre. Il faut aussi discerner dans FLAMBOYANT une allusion à une société humaine qui serait passée par le feu d'épreuves apocalyptiques.
1985 est l'année où brusquement, tout va changer, éclater, et ceci avec une rapidité presque incroyable. En quelques semaines, PHILMER découvre une nouvelle expression qu'il baptisera "LE CLOISONNISME LYRIQUE".
Le cloisonnisme lyrique se situe aux confins du synthétisme, de EXPRESSIONNISME, de I'ORPHISME, du FAUVISME. Cette peinture qui conduit la couleur parfois à son paroxysme la dotant de toutes ses vertus expressives et même symboliques, évoque parfois ROUAULT, CHAGALL, DELAUNAY.
Son oeuvre est marquée d'une grande espérance, d'une profonde joie de vivre, et de faire vivre. " Je veux ", déclare-t-il, " avec le monde partager l'espoir d'un avenir radieux qui attend l'humanité. Chaque fois que je m'extasie devant la création, j'ai le sentiment profond qu'il ne peut en être autrement. Oui, la beauté stupéfiante du monde qui nous entoure est pour moi la preuve absolue que demain sera merveilleux".
Le cloisonnisme lyrique, sorte de philosophie idéaliste, est une façon de penser, de sentir les êtres et les choses, d'aborder les différents sujets de la vie.
1987 : Fin du cloisonnisme lyrique. Naissance de L'EXPRESSIONNISME LYRIQUE.
PHILMER abandonne cette année là les couleurs cloisonnées pour faire réapparaître dans ses toiles la ligne d'horizon qui avait jusque là complètement disparue. La couleur est de plus en plus vive, la violence de certaines est extrême. Il s'écria " Les couleurs ont leur propre langage, et j'use de celles-ci comme mes poumons de l'oxygène. Je veux et je crie de la couleur, de la couleur, de la couleur."
" C'est bien dommage que les bleus ne soient pas plus bleu et les jaunes encore plus jaune ... Je veux être catalyseur non pas de l'angoisse de ce monde, mais des milliers de bonheurs qui font que les êtres ont soif de demain.... Mon désir, rester pour l'éternité‚ un enfant. L'enfant a tout nous apprendre, sait tout parce qu'il ne sait pas encore "
1993 : PHILMER quitte le Sud-Ouest. Dans son studio Atelier de la banlieue sud de Paris, PHILMER affirme considérablement son oeuvre, l'artiste découvre enfin avec grande puissance sa véritable écriture.
Les galeries parisiennes accueillent avec enthousiasme cette pâte colorée qui traduit merveilleusement bien le monde intérieur en perpétuel mouvement du peintre.
PHILMER est entré cette année là, dans le monde des plus grands coloristes de ce siècle. Plusieurs de ses œuvres font l'objet de collection privée en France et dans le monde. Il a obtenu différents prix, dont celui de la RECHERCHE à Agen en 1985.
Il travaille avec Richard DOUARD à la réalisation de vitraux.